en ce moment

en ce moment
Well, your CD collection looks shiny and costly.
How much did you pay for your bad Moto Guzi?
And how much did you spend on your black leather jacket?
Is it you or your parents in this income tax bracket?

Now tickets to concerts and drinking at clubs,
Sometimes for music that you haven't even heard of.
And how much did you pay for your rock'n'roll t-shirt
That proves you were there,
That you heard of them first?

How do you afford your rock'n'roll lifestyle?
How do you afford your rock'n'roll lifestyle?
How do you afford your rock'n'roll lifestyle?
Ah, tell me.

How much did you pay for the chunk of his guitar,
The one he ruthlessly smashed at the end of the show?
And how much will he pay for a brand new guitar,
One which he'll ruthlessly smash at the end of another show?
And how long will the workers keep building him new ones?
As long as their soda cans are red, white, and blue ones.
And how long will the workers keep building him new ones?
As long as their soda cans are red, white, and blue ones.

Aging black leather and hospital bills,
Tattoo removal and dozens of pills.
Your liver pays dearly now for youthful magic moments,
But rock on completely with some brand new components.

How do you afford your rock'n'roll lifestyle?
How do you afford your rock'n'roll lifestyle?
How do you afford your rock'n'roll lifestyle?

Excess ain't rebellion.
You're drinking what they're selling.
Your self-destruction doesn't hurt them.
Your chaos won't convert them.
They're so happy to rebuild it.
You'll never really kill it.
Yeah, excess ain't rebellion.
You're drinking what they're selling.
Excess ain't rebellion.
You're drinking,
You're drinking,
You're drinking what they're selling.

CAKE - ROCK'N'ROLL LIFESTYLEEE

# Posted on Tuesday, 13 October 2009 at 1:15 PM

Edited on Sunday, 22 November 2009 at 2:13 PM

Raconte-nous une histoire...

NAGG. - Je vais te raconter l'histoire du tailleur.
NELL. - Pourquoi ?
NAGG. - Pour te dérider.
NELL. - Elle n'est pas drôle.
NAGG. - Elle t'a toujours fait rire. (Un temps.) La première fois j'ai cru que tu allais mourir.
NELL. - C'était sur le lac de Côme. (Un temps.) Une après-midi d'avril. (Un temps.) Tu peux le croire ?
NAGG. - Quoi ?
NELL. - Que nous nous sommes promenés sur le lac de Côme. (Un temps.) Une après-midi d'avril.
NAGG. - On s'était fiancés la veille.
NELL. - Fiancés !
NAGG. - Tu as tellement ri que tu nous as fait chavirer. On aurait dû se noyer.
NELL. - C'était parce que je me sentais heureuse.
NAGG. - Mais non, mais non, c'était mon histoire. La preuve, tu en ris encore. A chaque fois.
NELL. - C'était profond, profond. Et on voyait le fond. Si blanc. Si net.
NAGG. - Ecoute-la encore. (Voix de raconteur.) Un Anglais - (il prend un visage d'Anglais, reprend le sien) - ayant besoin d'un pantalon rayé en vitesse pour les fêtes du Nouvel An se rend chez son tailleur qui lui prend ses mesures. (Voix du tailleur.) " Et voilà qui est fait, revenez dans quatre jours, il sera prêt. " Bon. Quatre jours plus tard. (Voix du tailleur.) " Sorry, revenez dans huit jours, j'ai raté le fond. " Bon, ça va, le fond, c'est pas commode. Huit jours plus tard. (Voix du tailleur.) " Désolé, revenez dans dix jours, j'ai salopé l'entre-jambes. " Bon, d'accord, l'entre-jambes, c'est délicat. Dix jours plus tard. (Voix du tailleur.) " Navré, revenez dans quinze jours, j'ai bousillé la braguette. " Bon, à la rigueur, une belle braguette, c'est calé. (Un temps. Voix normale.) Je la raconte mal. (Un temps. Morne.) Je raconte cette histoire de plus en plus mal. (Un temps. Voix de raconteur.) Enfin bref, de faufil en aiguille, voici Pâques Fleuries et il loupe les boutonnières. (Visage, puis voix du client.) " Goddam Sir, non, vraiment, c'est indécent, à la fin ! En six jours, vous entendez, six jours, Dieu fit le monde. Oui Monsieur, parfaitement Monsieur, le MONDE ! Et vous, vous n'êtes pas foutu de me faire un pantalon en trois mois ! " (Voix du tailleur, scandalisée.) " Mais Milord ! Mais Milord ! Regardez - (geste méprisant, avec dégoût) - le monde... (un temps)... et regardez - (geste amoureux, avec orgueil) - mon PANTALON ! "

Un temps. Il fixe Nell restée impassible, les yeux vagues, part d'un rire forcé et aigu, le coupe, avance la tête vers Nell, lance de nouveau son rire.

Fin de partie, Samuel Beckett, 1957.

# Posted on Sunday, 04 October 2009 at 7:09 AM

" C'est la merde. "

Et maintenant,
on se shoote au monoï parce que " ça sent les vacances ".


( J'en ai marre du boulot, mais surtout
des orthodonteuses, des choses rassies et vieilles qu'on appelle "profs",
et me questionne : pourquoi aucune révolution n'est en cours, aucune rébellion contre ces salopards qui détiennent l'autorité et en abusent ?
J'en ai marre, d'être prise pour une cancre dans ce putain de lycée où on croit qu'on prépare un attentat à chaque mouvement du petit orteil. )

# Posted on Wednesday, 30 September 2009 at 12:27 PM

j'aurai dû m'enraciner complètement dans le sable de la plage pour ne jamais rentrer

j'aurai dû m'enraciner complètement dans le sable de la plage pour ne jamais rentrer
Méditerranée chérie

# Posted on Monday, 31 August 2009 at 2:45 PM

HOP ! et Sonia elle te prend en photo sans que t'aies rien compris

HOP ! et Sonia elle te prend en photo sans que t'aies rien compris
La photographe ratée est plus déchaînée que jamais.

Faites attention en sortant de chez vous, elle peut s'être échappée de l'asile pour une journée et rôder dans votre quartier.
Là, au coin de votre rue, elle attend, vous guette patiemment. Cela fait peut-être longtemps qu'elle veut tirer votre portrait, et elle ne reculera devant rien.
En effet, RIEN n'arrête les pieux partisans de notre religion fanatique; et si je veux avoir ton visage posé sur une stèle à ton nom, j'y arriverai.
Imagine-toi : un portrait de dimensions 24 x 17,3 m; au sommet d'une grande pierre incrustée de litanies pour le Dieu Toi; entouré de cierges brûlant doucement en te réchauffant le visage de leur lumière caressante...

Enfin, elle t'attend, elle a sa panoplie d'attaque... cela consiste en un appareil photo, doigt sur le déclencheur, il ne manquera rien. Caché derrière la haie de ton voisin, il est prêt à surgir à n'importe quel moment.
En mode rafale, vous croulerez sous une avalanche de clichés captant le moindre déplacement de votre petit doigt gauche en l'espace d'un demi-tiers de seconde.

Oh non, vous n'êtes pas au bout de vos peines pour lui échapper...

# Posted on Sunday, 12 July 2009 at 9:58 AM